Qui est bamock ?

« Le style et la signature de Bamock sont étroitement liés. L’un et l’autre sont apparus sur des dos d’enveloppe, puis sur quelques murs. Le premier – le style – m’est venu la première fois lorsque Sergueï ne compose pas. Le second – la signature – s’est imposé de lui-même. Bamock, Mockba, Sergueï, comme si je regardais à l’est mais ça… c’est toute une histoire.

Factures et promos de tous formats y passent jusqu’à ce que je les conserve dans des carnets. 10 pages de dessins… deux pages de signature… 12 pages de dessins… 3 pages de… ces choses à main levée qui s’exécutent parfois rapidement, et celles, animées par l’envie d’avoir un trait constant, propre, maîtrisé, « constructiviste », qui se font seul dans le silence ou dans l’écoute.

C’est une rencontre avec le graffeur Saner qui m’a donné l’envie de formats plus grands. La rue, c’est bien, il faut juste les autorisations pour travailler correctement. L’alternative, c’est la cuisine. Je chope des planches dans la rue, une, deux, trois…

C’est trop lourd : à ce rythme, je vais me retrouver sur les genoux du voisins du dessous. C’est un ami qui me suggère d’acheter des toiles, déjà montées. Toiles et bombes, une, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze, douze…

Certaines toiles sont des recadrages de croquis, certaines la poursuite d’un style, d’autres celle d’une technique. Toutes sont uniques.

Aujourd’hui quand Sergueï fait une pause, Bamock fait des choses, c’est moi… »

Extrait d’une conversation.